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Renault embauche un nouveau cadre, co-créateur de Siri (Apple)


Le nouveau directeur scientifique de chez Renault n’est autre que le co-créateur de Siri : l’ingénieur franco-américain Luc Julia. Le constructeur au losange français en a fait l’annonce en fin de semaine dernière, dans le cadre d’une énième recrue en provenance de la tech.

Dans son plan « Renaulution » fixant les objectifs des cinq prochaines années, le nouveau PDG Luca de Meio avait décrit Renault comme « une entreprise technologique » plus qu’un constructeur. Cette fois, il aura bel et bien un pied dans la Silicon Valley.

Ex-Apple, co-créateur de Siri

Franco-Américain, Luc Julia a forgé la majeure partie de sa carrière en Californie. Il est né à Toulouse en France, mais termine sa formation dans l’étude des télécommunications aux États-Unis, là où il se penche parmi les têtes d’affiche dans la recherche en intelligence artificielle et l’Interface Homme-Machine.

Passé par Samsung plus récemment en tant que vice-président chargé de l’innovation, il est malgré tout connu pour sa place de co-créateur de Siri, l’assistant vocal d’Apple grâce à de premiers brevets déposés en 1997 (Siri est lancé en 2007) et son logiciel “The Assistant”.

Un premier contrat en France

À Challenges, l’ingénieur explique qu’il s’agit de la première fois qu’il travaillera en France. Ce sera pour le compte de Renault, en tant que « directeur scientifique ». Son rapprochement avec le constructeur daterait d’il y a quelques mois seulement, après un passage à Paris et un dîner avec le PDG de Renault.

Il disait dans une interview avec l’hebdomadaire qu’il ne comptait pas, toutefois, rester la totalité de ses mois au siège de Renault à Boulogne-Billancourt. La marque au losange aura donc son antenne aux États-Unis, un pied dans la Silicon Valley qui correspond à la ligne présentée par la marque lors d’une conférence le 14 janvier dernier.

Voiture électrique, voiture autonome et recyclage

Pour entrer dans la nouvelle décennie et sortir d’une année 2020 aux bilans financiers délicats, le nouveau PDG a profondément tourné Renault dans la réalité d’une industrie en plein bousculement. La technologie, les services, et les plus hauts rendements seront la clé de cette nouvelle feuille de route abordée sous le titre de « Renaulution ».

Les projets futurs concernent ainsi l’ouverture d’une usine de production dans le Nord, consacrée exclusivement aux voitures électriques. En plus de devoir parfaire leurs batteries et leurs nouvelles technologies de recharge, ces futurs modèles entreront également dans un nouveau marché pour lequel se démarquer passera par les technologies embarquées, et la transition vers des habitacles « lieu de vie », au fur et à mesure que la conduite deviendra autonome.

Sur le plan de l’écologie, Renault compte également transformer son site de Flins. Dans l’Ouest parisien, l’usine de production historique du constructeur deviendra « un pôle de recyclage », pour accélérer l’économie circulaire du groupe dans une nouvelle ère faite de composants électroniques et de batteries.

« Notre ambition, d’ici à 2030, consiste à réaliser davantage de chiffre d’affaires qu’en y assemblant des voitures ». Un objectif estimé à « un milliard d’euros […] dans l’économie circulaire », disait Luca de Meio à ce sujet, pas plus tard que la semaine dernière.



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