Nouvelle fièvre spéculative autour de l’action GameStop qui s’envole de plus de 100 %


Un magasin du revendeur américain de jeux vidéo GameStop à New York, le 29 janvier 2021.

Le revendeur de jeux vidéo GameStop a été la cible d’une nouvelle poussée spéculative, mercredi 24 février, à Wall Street, où son titre s’est envolé de plus de 100 %. Cette montée en flèche intervient au lendemain de l’annonce de la démission de son responsable financier, Jim Bell, qui quittera ses fonctions le 26 mars.

Cette décision n’est pas motivée par « un désaccord avec l’entreprise sur tout sujet ayant trait aux activités, aux règlements ou aux pratiques de l’entreprise », a assuré GameStop dans un document transmis au gendarme boursier américain. Toutefois, selon le site Business Insider, qui cite des sources proches du dossier, M. Bell aurait été « mis à la porte » par l’actionnaire-activiste Ryan Cohen, récemment entré au capital et au conseil d’administration de la compagnie.

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La prise de participation au sein de GameStop de M. Cohen, cofondateur du site de vente en ligne de produits pour animaux Chewy, avait été l’un des éléments déclencheurs du brusque mouvement de hausse de l’entreprise à Wall Street fin janvier.

Plusieurs suspensions de séance

Une armée d’investisseurs amateurs, échangeant notamment leurs conseils et opinions sur un forum populaire du site Reddit, avait décidé de se porter massivement vers cette chaîne de magasins, faisant grimper son prix en Bourse.

En agissant de la sorte, ces boursicoteurs avaient notamment souhaité donner tort à de grands fonds d’investissement et des barons de Wall Street, qui avaient au contraire parié sur un effondrement de GameStop, au vu de ses résultats financiers médiocres, de son modèle économique visiblement dépassé et de ses perspectives de croissance moroses. Une frénésie spéculative avait alors gagné l’ensemble du marché pendant plusieurs séances et suscité de vives réactions de la part des régulateurs et des élus américains.

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Ces responsables cherchent à savoir si certains acteurs financiers, dont des hedge funds et des plates-formes de courtage, ont tenté de manipuler le marché pour limiter leurs pertes. Après un pic de clôture à plus de 347 dollars le 27 janvier, l’action GameStop était retombée, s’établissant à un peu plus de 40 dollars vendredi dernier. Après avoir été suspendue plusieurs fois en fin de séance en raison d’une trop forte volatilité, elle a fini à 91,71 dollars mercredi.

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Le Monde avec AFP



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