Blast, un programme pour aider les startups françaises à marcher dans les pas de SpaceX


Il y a encore quelques années, tout le monde ou presque se moquait d’Elon Musk quand il évoquait ses ambitions dans le domaine aérospatial. Désormais, plus personne ne rigole. SpaceX s’est imposé comme un acteur incontournable du secteur. Avec le succès l’an passé de son premier vol habitué via sa capsule Crew Dragon, qui va d’ailleurs envoyer cette semaine l’astronaute français Thomas Pesquet vers la Station spatiale internationale, la firme d’Elon Musk, qui a également été choisie par la Nasa pour emmener des astronautes sur la Lune, a frappé fort et fait forcément rêver les Européens, Français en tête.

C’est dans ce contexte, avec des étoiles plein la tête, qu’a été mis sur orbite fin 2020 Blast (Boost and Leverage AeroSpace and defence Technologies), le premier programme français d’accélération de start-up DeepTech de l’aéronautique, du spatial et de la défense (ASD). Mené par Starburst en collaboration avec l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera), la SATT Paris-Saclay et l’École Polytechnique, celui-ci vise à faire décoller des entreprises dans des domaines comme l’aviation décarbonée, la mobilité aérienne urbaine, l’intelligence artificielle, le cloud, le «new space» ou encore l’autonomie (capteurs, fusion de données…). C’est Christelle Astorg-Lépine, après 25 ans au sein du Centre national d’études spatiales (CNES), qui a été choisie pour conduire le programme et ainsi dynamiser l’écosystème ASD dans l’Hexagone.

Écoutez notre échange avec Christelle Astorg-Lépine, directrice du programme Blast :

Propulser 20 start-up par an

Avec ce programme, l’objectif est de faire émerger une vingtaine de start-up par an, dont la plupart deviendront peut-être des licornes européennes. L’accompagnent, qui se matérialisera notamment par des formations et des «learning expeditions», doit permettre aux entreprises sélectionnées de faire leurs armes pour affronter un environnement de plus en plus concurrentiel. En effet, les start-up les plus prometteuses de l’ASD proviennent notamment des États-Unis et d’Israël.

L’Europe et la France doivent donc rattraper leur retard de toute urgence pour rester dans la course. «La France manque de start-up dans les domaines essentiels de son industrie que sont l’aéronautique, le spatial et la défense. Face à ce constat, Blast se veut une réponse concrète pour faire bouger les lignes. L’expertise que Christelle a développé au cours de sa carrière sera un atout précieux pour orienter et développer ce programme majeur pour Starburst avec nos partenaires», indique François Chopard, fondateur et CEO de Starburst.

Blast devra ainsi permettre de placer sur le pas de tir les start-up accompagnées dans les meilleures conditions pour qu’elles puissent décoller. Dans ce cadre, des levées de fonds d’amorçage de 2 à 3 millions d’euros sont prévues, avant que les jeunes pousses n’essaient de suivre une trajectoire aussi ambitieuse qu’un SpaceX. La première promotion de Blast sera dévoilée le 15 juin prochain pour un démarrage effectif du programme en septembre 2021. Les start-up intéressées ont jusqu’au 3 mai pour répondre à l’appel à candidatures.



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